La Réserve Stratégique Générale (RSG) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de diversification économique. Ce mercredi 24 juin 2026, ses responsables ont rencontré la direction du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) afin d’examiner les modalités de financement d’un ambitieux programme axé sur le stockage des produits stratégiques et la transformation industrielle.
La délégation de la RSG était conduite par André Nyembwe Musungaie, directeur de cabinet du président de la République chargé des questions économiques, et Serge Mulumba Katchy, coordonnateur de la Réserve Stratégique Générale. Les échanges avec le directeur général du FPI, Hervé Claude Batukonke, ont essentiellement porté sur l’octroi d’un crédit destiné à soutenir la mise en œuvre de plusieurs projets structurants.
Au cœur de cette démarche figurent la construction d’unités de transformation de produits agricoles, notamment des céréales, ainsi que le développement d’infrastructures de stockage des carburants. Dans une première phase, les villes de Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi et Kananga ont été retenues pour accueillir ces installations.
Cette orientation marque un tournant pour la Réserve Stratégique Générale, qui entend désormais aller au-delà du simple stockage pour promouvoir la transformation locale, considérée comme un levier majeur de création de valeur ajoutée et d’industrialisation du pays.
Selon Serge Mulumba Katchy, cette initiative s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi visant à renforcer la souveraineté économique de la RDC tout en générant plus de 150 000 emplois à travers le pays.
Les responsables de la RSG ont assuré que le financement sollicité sera remboursé conformément aux échéances convenues, soulignant le caractère stratégique et rentable des secteurs ciblés, à savoir les produits céréaliers et les carburants.
De son côté, Hervé Claude Batukonke a salué cette nouvelle approche orientée vers la transformation industrielle. Pour le directeur général du FPI, le développement des chaînes de valeur locales constitue un facteur essentiel pour accélérer l’industrialisation et stimuler la croissance économique nationale.
À l’issue de la rencontre, les experts des deux institutions ont été chargés de poursuivre les travaux techniques afin de finaliser, dans les meilleurs délais, les mécanismes de financement et de concrétiser cette vision portée par le chef de l’État, fondée sur la « revanche du sol sur le sous-sol ».
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