L’économie congolaise devrait faire preuve de résilience en 2026, malgré la persistance des tensions sécuritaires dans l’Est du pays et les multiples crises qui affectent l’environnement économique mondial. Selon les estimations de la Banque centrale du Congo (BCC), basées sur les données disponibles à fin mars 2026, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel devrait s’établir à 5,7 %, au même niveau qu’en 2025.
Cette performance serait principalement portée par le secteur tertiaire. La branche « Hôtellerie, bars et restauration » devrait enregistrer une forte progression de sa valeur ajoutée, estimée à 31,6 %, contre 8,1 % en 2025. Les télécommunications devraient également maintenir leur dynamisme, avec une croissance attendue de 16,3 %, contre 11 % l’année précédente.
Le secteur primaire devrait, lui aussi, contribuer à cette dynamique, notamment grâce aux activités d’extraction des minéraux non ferreux. Celles-ci devraient progresser de 8 % en 2026, après une hausse de 8,7 % en 2025.
Hors industries extractives, la croissance devrait toutefois rester plus modérée, passant de 4,8 % en 2025 à 4,9 % en 2026. La BCC attribue cette évolution notamment à l’expansion des services, favorisée par l’arrivée de nouvelles chaînes hôtelières internationales et par l’utilisation croissante des services de données.
Le PIB nominal devrait, pour sa part, atteindre 120,4 milliards de dollars en 2026, contre 92,8 milliards en 2025. Le PIB par habitant passerait de 806,6 dollars à 1.122 dollars. Malgré cette progression, il resterait inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, estimée à 1.673 dollars.
La forte croissance démographique, ainsi que l’insécurité persistante dans l’Est, continuent de limiter les gains économiques par habitant.
Echos-Ressources


