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jeudi, mars 12, 2026

Goma : la France appelle à ne pas instrumentaliser le décès de l’agent de l’UNICEF 

Les réactions ne cessent de tomber depuis la mort mercredi à Goma de trois personnes dont Karine Buisset, une française qui travaillait comme agent humanitaire à l’UNICEF. Si les condamnations sont unanimes, une récupération est tout de suite faite. Dans un contexte d’une escalade maximale entre le M23 et la RDC, sans oublier le Rwanda, qui appuie les rebelles, l’instrumentalisation de cette mort est un pain béni pour certains. Une récupération à des fins politiques ou diplomatiques qui entoure ce qui est avant tout une tragédie humaine dans l’est de la RDC.

La France, pays d’origine de Karine Buisset se montre réservée. Paris condamne l’attaque survenue à Goma. La France déplore la mort de celle qui travaillait au service de la protection des enfants exposés à la crise actuelle à l’Est de la RDC. Dans un communiqué, le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères « exhorte les parties à s’abstenir de toute instrumentalisation de son décès ». 

Le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères fait savoir que la France est en contact avec les autorités congolaises qui se sont engagées à clarifier les responsabilités et les circonstances de ce décès tragique et à ce que toutes les conséquences en soient tirées. Paris demande le lancement d’une enquête indépendante et impartiale et se tient prête à y contribuer.

« Nous condamnons fermement toute violence contre les travailleurs humanitaires et les populations civiles, qui peuvent constituer des crimes de guerre, et exhortons les parties à respecter le droit international humanitaire », lit-on dans le communiqué.

La France réitère son appel aux parties à cesser les combats, à adopter un cessez-le-feu effectif et vérifiable et à poursuivre leur dialogue dans le cadre des médiations des Etats-Unis et du Qatar et de la facilitation de l’Union africaine pour trouver une solution politique durable au conflit dans les Grands Lacs.

Dans sa réaction au drame de Goma, le gouvernement congolais quant à lui « réaffirme son attachement au respect du droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles et du personnel humanitaire opérant sur toute l’étendue du territoire national y compris les zones sous occupation; et ne saurait entreprendre une action qui contrarie les valeurs qu’il a toujours défendues ».

L’exécutif souligne que dans le contexte de cette partie du Kivu, « la protection des populations civiles et des acteurs humanitaires passe avant tout par le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs de l’ AFC/M23 des zones du territoire national qu’elles occupent illégalement, ainsi que par la restauration pleine et entière de l’autorité légitime de l’État congolais sur l’ensemble de son territoire ».

Échos-Ressources 

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