7.4 C
Londres
dimanche, mars 15, 2026

La RDC face à la guerre au Moyen-Orient : comment le gouvernement anticipe le choc économique 

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a demandé au gouvernement de prendre des mesures préventives pour protéger l’économie nationale face aux répercussions de la crise géopolitique au Moyen-Orient.

Lors du conseil des ministres de vendredi 13 mars, le chef de l’État a attiré l’attention des membres du gouvernement sur l’évolution récente de la situation internationale, marquée par des tensions croissantes dans cette région stratégique du monde, susceptibles d’affecter les marchés énergétiques et financiers. Le président congolais a formulé un nombre d’orientation pouvant permettre à l’executif d’éviter à la RDC un choc violent du fait de la guerre au Moyen-Orient.

Selon ces orientations, le développement des affrontements pourrait avoir des répercussions indirectes sur l’économie congolaise, notamment à travers une hausse des prix de l’énergie, une inflation importée, des incertitudes sur les exportations minières et des pressions possibles sur les finances publiques et le marché des changes.

« Même si notre économie demeure globalement résiliente, cette conjoncture exige vigilance, cohésion et réactivité, » a indiqué le président de la République, soulignant la nécessité pour le gouvernement d’adopter une approche anticipative et coordonnée afin d’atténuer les effets des chocs externes.

Surveillance des prix et soutien aux entreprises

Dans ce cadre, la Première ministre Judith Suminwa a été chargée de veiller à la mise en œuvre rapide de plusieurs mesures par les ministères concernés.

Parmi celles-ci figure l’examen, par le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, de mesures temporaires visant à encadrer les prix des denrées de première nécessité si la conjoncture l’exige.

Le gouvernement prévoit également d’engager des consultations avec les organisations professionnelles afin de renforcer la surveillance des pratiques tarifaires dans le secteur des transports et d’identifier des mécanismes d’atténuation en faveur des petites et moyennes entreprises.

Sécuriser l’approvisionnement en carburant

Les autorités congolaises entendent également garantir la continuité de l’approvisionnement du pays en carburants.

À cet effet, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, dans une synergie avec la Banque centrale du Congo, le ministère de l’économie, celui des finances et le ministère du budget, devra examiner le renforcement des stocks stratégiques nationaux afin de prévenir d’éventuelles perturbations.

Impact potentiel sur le secteur minier

Le gouvernement prévoit aussi une concertation avec les opérateurs miniers pour évaluer l’impact d’une éventuelle hausse des coûts énergétiques sur les activités du secteur, pilier de l’économie congolaise.

Dans le même temps, les ministres du Budget et des Finances ont été chargés de préparer des scénarios budgétaires actualisés pour l’exercice 2026, en tenant compte des différentes hypothèses d’évolution de la conjoncture internationale.

Stabilité du taux de change

Enfin, une coordination étroite devra être assurée entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo afin de préserver la stabilité du taux de change et, si nécessaire, de prendre des mesures appropriées compatibles avec la gestion optimale des réserves de change.

La Première ministre devra par ailleurs assurer la coordination de l’ensemble de ces actions et produire un rapport d’exécution tous les quinze jours, afin de suivre l’application des instructions du chef de l’État.

Échos-Ressources 

Dernières nouvelles
- Advertisement -spot_img
Nouvelles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici