Le président de la République, Félix Tshisekedi, a donné de nouvelles instructions visant à encadrer strictement la création des fonds, cellules, commissions et autres structures publiques en République démocratique du Congo. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de préserver les équilibres macroéconomiques du pays.
Lors de la réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État a souligné que la maîtrise des finances publiques constitue un levier indispensable pour garantir la stabilité économique. Pour le président Tshisekedi la nécessité d’encadrer la création des structures publiques a pour objectif une allocation plus efficace des ressources publiques et l’élimination des dépenses jugées non prioritaires ou insuffisamment justifiées.
Mettre fin à la prolifération des structures
Le chef de l’État a fait part d’une nouvelle orientation stratégique après avoir constaté une multiplication des fonds, cellules et commissions créés à l’initiative de différents ministères. Si certaines de ces structures répondent à des besoins spécifiques de mise en œuvre des politiques publiques, leur prolifération non encadrée exerce une pression croissante sur les ressources du Trésor public.
Chaque nouvelle entité entraîne en effet des charges supplémentaires liées notamment à son installation, à son fonctionnement et à la rémunération de son personnel. Une dynamique que la présidence juge peu compatible avec l’impératif de rationalisation des dépenses publiques.
Validation préalable par la Première ministre
Afin de mieux encadrer ce processus, le président Tshisekedi a décidé que la création de tout fonds, établissement public, cellule ou autre structure devra désormais faire l’objet d’un examen préalable par la Première ministre, Judith Suminwa.
La cheffe du gouvernement devra évaluer la nécessité de la structure envisagée, sa valeur ajoutée institutionnelle ainsi que son impact budgétaire, avant de soumettre le projet à l’arbitrage final du président de la République.
Une évaluation globale des structures existantes
Parallèlement, la Première ministre a été chargée de conduire une évaluation globale des fonds, cellules, commissions et autres structures publiques actuellement placées sous la tutelle des différents ministères.
Cette revue devra permettre d’identifier les entités dont l’utilité est avérée et qui contribuent efficacement à la mise en œuvre des politiques publiques, mais aussi celles dont la pertinence apparaît limitée ou dont les missions pourraient être assumées par des institutions déjà existantes.
Vers des suppressions ou des fusions
Sur la base de cette évaluation, le gouvernement pourrait procéder à la suppression, à la fusion ou à la rationalisation des structures jugées redondantes ou inefficaces.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la cohérence de l’action publique et d’améliorer la gestion des finances de l’État, dans un contexte où la discipline budgétaire est devenue un enjeu majeur pour l’économie congolaise.
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