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dimanche, novembre 30, 2025

RDC : Tshisekedi s’attaque à la présence décorative de l’Etat dans les entreprises d’économie mixte

S’appuyant sur les résolutions fortes des états généraux du Portefeuille 

récemment tenus à Kinshasa, Félix Antoine Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo a soulevé la nécessité de réévaluer avec rigueur et lucidité la portée réelle de la participation de l’Etat congolais dans les entreprises d’économie mixte. Car, il apparaît avec évidence que dans bon nombre de ces sociétés, la présence de l’Etat n’est que nominale, voire illusoire. C’est ce que rapporte le compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 11 juillet 2025.

Selon la même source, « cette situation préoccupante traduit une marginalisation progressive des intérêts publics et même des mandataires publics dans la conduite de la vie économique nationale et entraîne un manque à gagner significatif pour le 

Trésor public. Elle constitue une atteinte manifeste aux objectifs de souveraineté économique, de justice fiscale et de développement inclusif que s’est fixé le Gouvernement de la République ».

A cet effet, Félix Antoine Tshisekedi suggère qu’ « il est indispensable de rompre avec cette logique d’effacement institutionnel, pour faire de la participation de l’Etat un véritable levier stratégique au service de l’intérêt général. Cette participation ne saurait demeurer passive ou décorative. Elle doit être pleinement assumée, rigoureusement exercée et résolument orientée vers la création de richesse, la bonne gouvernance et la transparence ».

Pour ce faire, le premier citoyen de la Rd Congo a chargé le ministre du Portefeuille à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de la redynamisation et de la valorisation effective de l’actionnariat public dans les entreprises d’économie mixte.

A cet effet, les actions suivantes devront être menées sans délai :

– Recenser, cartographier et tenir à jour un registre exhaustif de toutes les entreprises d’économie mixte dans lesquelles l’Etat congolais détient une participation, même 

minoritaire, en veillant à l’actualisation régulière des données relatives à la composition 

de l’actionnariat, aux organes de gestion et aux performances économiques ;

– Vérifier la présence effective et la participation active des mandataires de l’Etat dans toutes les instances de gouvernance, y compris dans la formulation des politiques 

stratégiques, les processus de prise de décision, le contrôle budgétaire et l’évaluation des performances ;

– Faire respecter de manière stricte les droits patrimoniaux et institutionnels de l’Etat, en 

garantissant notamment l’accès aux états financiers certifiés, la tenue régulière des Conseils d’administration, la publication des rapports de gestion et la mise en œuvre des recommandations des organes de contrôle et d’audit ;

– Veiller à la perception rigoureuse, transparente et régulière des dividendes revenant à 

l’Etat, avec la mise en place d’un mécanisme de traçabilité robuste et automatisé, garantissant leur reversement intégral au Trésor public dans les délais requis.

Pour clore, la redynamisation de l’actionnariat public de ces sociétés précitées que le chef de l’État congolais impluse, vise à restaurer l’autorité économique de l’Etat et à renforcer sa capacité à mobiliser des ressources internes pour financer les priorités nationales, stimuler l’investissement public, et impulser une croissance inclusive et durable.

Échos – Ressources

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