Kobold Metals a signé un mémorandum d’entente avec le Burundi pour mener des explorations du sous-sol. La firme américaine, à la quête des minerais essentiels à la transition énergétique américaine, veut mener des recherches pour une éventuelle exploitation du lithium, cobalt, cuivre ou d’autres métaux. Cette société fait savoir qu’elle envisage de numériser les données géologiques du Burundi d’ici le mois de juillet prochain. Le même projet est déjà en cours en RDC et en Zambie. La société qui a signé avec Kinshasa en juillet 2025, peine cependant à avoir accès à toutes les données du sous-sol congolais dont la cartographie et les détails sont encore gardés au Musée Royal de Belgique. C’est le cas aussi pour les documents géologiques du Burundi. Kobold Metals devrait secouer ciel et terre pour mettre la main sur ces archives importantes. Mais au-delà de cette difficulté opérationnelle, il convient de remarquer, à travers cette société, que l’ambition des États-Unis d’Amérique autour des minerais critiques est plus qu’une évidence. Washington veut mettre le grappin sur des ressources naturelles essentielles dans le but de contrecarrer la montée de la Chine en ce domaine et s’assurer le monopole de la superpuissance.
Dans les lignes qui suivent, le protocole d’entente avec le Burundi est résumé en sept points.
1. Objectif principal de l’accord
Le protocole d’accord vise à développer l’exploration des minéraux critiques au Burundi, notamment ceux nécessaires à la transition énergétique (nickel, lithium, cobalt, etc.).
L’accord établit un cadre de coopération entre l’État burundais et KoBold Metals pour rechercher et potentiellement développer de nouveaux gisements miniers.
2. Utilisation de technologies avancées
KoBold Metals s’engage à utiliser :
l’intelligence artificielle
des modèles géologiques avancés
l’analyse de grandes bases de données géoscientifiques
afin d’identifier de nouveaux gisements minéraux.
L’entreprise est spécialisée dans l’exploration minière assistée par l’IA
3. Engagements du gouvernement du Burundi
Le gouvernement burundais s’engage notamment à :
faciliter l’accès aux données géologiques disponibles
soutenir les permis d’exploration
coopérer avec KoBold pour identifier des zones d’exploration prioritaires
promouvoir un environnement favorable aux investissements miniers.
4. Engagements de KoBold Metals
KoBold promet :
financer les activités d’exploration initiales
mobiliser des experts et des technologies avancées
collaborer avec les institutions burundaises
partager certaines informations scientifiques générées par les travaux.
5. Respect des normes environnementales et sociales
L’accord souligne que les activités devront respecter :
les lois burundaises, les standards environnementaux, les normes sociales et communautaires.
6. Nature juridique du document
Le document est un protocole d’accord (MOU). Ce n’est pas encore un contrat d’exploitation minière
il sert surtout à ouvrir la coopération et préparer de futurs projets miniers.
7. Durée et suite possible
Le MOU prévoit :
une phase d’étude et d’exploration
la possibilité de négocier ultérieurement des accords miniers plus détaillés si des gisements sont identifiés.
Patrick Ilunga


