Le gouvernement congolais annonce une série de mesures destinées à renforcer la sécurité et à lutter contre l’exploitation minière illégale. Ces mesures sont consécutives à un énième éboulement qui a coûté la vie à 11 personnes dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 sur le site minier de Safi, à Kakanda dans la province du Lualaba.
Dans un communiqué, le ministère des Mines, affirme que l’accident s’est produit sur une zone située dans la concession de Boss Mining, filiale du groupe Eurasian Resources Group.
Le communiqué du ministère des Mines souligne que l’éboulement s’est produit dans une zone formellement interdite d’exploitation.
À l’issue des premières conclusions de l’enquête, le ministère des Mines annonce plusieurs mesures visant à éviter la répétition de tels accidents.
Parmi celles-ci figure un processus de relocalisation assistée des exploitants artisanaux. Le gouvernement prévoit d’identifier et de transférer progressivement ces travailleurs vers des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) spécialement aménagées.
Cette opération sera menée avec l’appui du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE) ainsi que des autorités provinciales.
L’objectif affiché est d’offrir aux exploitants artisanaux un cadre approprié et sécurisé, en dehors des concessions industrielles.
Restaurer l’ordre sur la concession de Boss Mining
Parallèlement, le gouvernement affirme sa volonté de rétablir l’ordre et la légalité sur le site concerné.
Le ministère des Mines indique que l’État entend garantir à Boss Mining la pleine jouissance de ses droits sur la concession minière. Des mesures de sécurisation du site devraient être prises afin de permettre, à terme, la reprise des activités industrielles dans un environnement assaini, débarrassé de toute occupation non autorisée.
Offensive contre les réseaux d’exploitation illégale
Les autorités annoncent également une répression renforcée contre les circuits illicites du secteur minier.
Le ministre des Mines confirme la suspension de plusieurs entités de traitement accusées d’avoir acquis des substances minérales issues de sites clandestins. « La Justice est officiellement saisie afin de poursuivre les véritables responsables: ceux qui financent et encouragent cette exploitation clandestine au mépris de la vie humaine », lit-on dans le communiqué qui indique également que le gouvernement reste déterminé à rétablir Boss Mining, titulaire légal dans la plénitude de ses droits sur sa concession.
» L’Etat s’engage à mener à bien les étapes nécessaires à la sécurisation totale du site, afin de permettre, à terme, la reprise des activités industrielles dans un environnement assaini, libéré de toute occupation non autorisée ou interférence illicite », assure le ministère des Mines.
Face à ce drame, le gouvernement a exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées. Les autorités affirment s’être mobilisées dès les premières heures avec le gouvernement provincial afin d’apporter une assistance aux blessés et d’organiser les opérations de recherche.
Les services de l’État, en coordination avec les équipes de secours et les autorités provinciales, ont également procédé à l’identification des victimes tout en lançant une enquête de terrain afin d’établir les circonstances ayant conduit à la présence d’exploitants artisanaux dans cette zone industrielle.
Patrick Ilunga


