La Primature de la République démocratique du Congo a enregistré un faible niveau d’exécution de ses dépenses en 2025, selon les données officielles du ministère du Budget publiées le 31 mars 2026.
D’après ces états de suivi budgétaire, seuls 33,4 % des crédits alloués à la Primature ont été effectivement consommés. Sur un budget voté de 310,7 millions de dollars américains, les paiements réalisés s’élèvent à environ 103,6 millions USD.
Ce niveau d’exécution contraste fortement avec celui d’autres institutions. La Présidence de la République a, pour sa part, dépassé ses prévisions budgétaires avec un taux d’exécution de 174 %, tandis que l’Assemblée nationale affiche un taux supérieur à 92 %.
Dans le détail, les dépenses de personnel représentent une part importante des décaissements de la Primature. Elles s’élèvent à 35,2 millions USD, soit près de 40 % des dépenses totales, couvrant notamment les rémunérations des agents et assimilés.
Ces écarts importants entre institutions illustrent les déséquilibres persistants dans la gestion des finances publiques en RDC. Ils interviennent alors que le pays poursuit des réformes budgétaires, appuyées par des partenaires internationaux tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, visant à améliorer la transparence et l’efficacité de la dépense publique.
Échos-Ressources avec Desk Éco


