Le gouvernement a également suspendu plusieurs activités minières à proximité du afin de préserver cette aire protégée particulièrement riche en biodiversité.
Cette volonté politique s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maintenir le statut de la RDC comme « pays-solution » dans la lutte contre le changement climatique.
Ces dernières années, les autorités congolaises ont lancé un vaste programme de reboisement prévoyant la plantation d’un milliard d’arbres. Selon le ministère de l’Environnement, près de 894 millions d’arbres ont déjà été replantés, permettant la restauration d’environ 733 094 hectares de forêts.
Cependant, les experts reconnaissent que ces efforts restent insuffisants au regard du rythme actuel de la déforestation.
« Nous devons restaurer davantage de forêts si nous voulons compenser les pertes enregistrées chaque année », explique Paul Djali, chef de la division Reboisement au ministère de l’Environnement.
L’étude sur l’impact minier en Afrique subsaharienne arrive ainsi à un moment crucial pour la RDC. Ses conclusions rappellent que la protection des forêts ne peut plus se limiter à la surveillance de l’emprise physique des mines. Les effets indirects, souvent invisibles dans les évaluations environnementales traditionnelles, représentent désormais la menace la plus importante.
Pour les chercheurs, les futurs projets miniers devront impérativement intégrer ces impacts dans leurs évaluations environnementales afin de garantir des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques compatibles avec les objectifs climatiques mondiaux.
Dans un pays où les richesses minières constituent l’un des principaux moteurs économiques, l’enjeu consiste désormais à trouver un équilibre durable entre exploitation des ressources naturelles et préservation d’un patrimoine forestier indispensable à l’avenir de la planète.
Patrick Ilunga


