Selon le ministre de l’Agriculture et sécurité alimentaire, Grégoire Mutshail Mutomb, « il est incompréhensible que nous importions massivement des produits que nous pouvons produire localement. Il y a l’urgence de sortir la RDC de la dépendan alimentaire, soulignant que près de 40 millions de Congolais vivent encore en insécurité alimentaire, malgré un potentiel de 80 millions d’hectares de terres arables. Il est temps d’exploiter intelligemment nos terres, de transformer nos produits sur place, et d’en faire des leviers de création d’emplois et de richesse pour nos populations, » a-t-il déclaré en marge du lancement des journées agropoles à Kinshasa.
Inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative Présidentielle d’Aménagement des Pôles Agro-pastoraux pour la Révolution Agricole en RDC (IPAPAR-RDC), l’objectif opérationnel de ce programme repose sur trois piliers et vise à contribuer à l’amélioration des conditions socioéconomiques de la population.
– Accroître la production vivrière nationale grâce à la mécanisation agricole, afin d’améliorer l’offre et stabiliser les prix des denrées ;
– Renforcer les capacités organisationnelles et techniques des producteurs, des ménages aux PME et coopératives ;
– Développer des infrastructures adaptées (silos, entrepôts, routes, énergie, télécoms) pour sécuriser les chaînes de valeur agricoles.
Au cours de cette activité, Grégoire Mutshail Mutomb a ajouté que « ces journées sont organisées en faveur des acteurs politico-administratifs, des opérateurs économiques, des universités, des associations de producteurs agricoles, des acteurs de la société civile et du secteur privé, ainsi que des partenaires au développement. Elles visent à fournir, partant des connaissances et expériences en notre possession, un éclairage et des éclaircissements sur les questions et préoccupations des acteurs congolais en rapport avec les meilleures conditions de mise en œuvre des agropoles ».
Cette manifestation a connu la participation des représentants de la Présidence et de la Primature, du gouvernement, de la Société civile, du secteur privé, ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque Africaine de Développement et le Fonds Social.
Échos – Ressources


