25 millions de dollars américains ont été mobilisés par le Cadastre minier (CAMI) lors de son exercice au premier semestre 2025. Ces chiffre ne sont que l’un des résultats remarquables réalisés par cette institution congolaise à vocation minière.
Sur le plan des finances, le CAMI a enregistré une augmentation des droits superficiels.
« En 2023, c’était 11 millions USD collectés au premier semestre, en 2024, 26 millions USD et En 2025, 25 millions USD à ce jour. Deux importants paiements, récemment effectués par la Gécamines et la société Cobalt viendront encore gonfler ce montant », a déclaré le directeur général du CAMI, Paul Mabolia, lors d’un café presse organisé le 7 août 2025.
Sur le plan technologique, M. Mabolia a évoqué les avantages du logiciel FlexiCadastre.
« Grâce à notre logiciel FlexiCadastre, nous avons analysé les demandes de permis de manière plus ciblée. En 2024, la majorité des titres se concentraient au Tanganyika. En 2025, nous observons une reprise dans le Lualaba et le Haut-Katanga, avec une augmentation de 7 % des titres de recherche. Nous avons suspendu l’octroi de droits dans les zones rouges (zones de conflit), conformément aux directives du ministère. Le portail camis.cd permet à tous d’accéder, en temps réel, aux informations sur les permis, y compris leur géolocalisation. Les certificats miniers sont désormais dotés d’un QR code, en collaboration avec la Banque Centrale, pour lutter contre la fraude », a-t-il souligné.
Et concernant la gestion des retraites, a-t-il poursuivi, « nous faisions face à un problème majeur : des Directeurs partaient à la retraite sans percevoir leurs indemnités. Nous avons signé un partenariat avec la société d’assurance Rawsur. Ce mécanisme, conçu en concertation avec les syndicats, permet désormais aux agents de percevoir leurs indemnités de départ via des plans de pension flexibles. Enfin, l’assainissement du Cadastre minier a permis la radiation de 594 droits expirés (31 000 Km²) et le réexamen de 210 titres en force majeure. 58 titulaires sont en cours de régularisation. »
Il est à noter que sur le plan administratif, un travail sur l’élaboration d’un manuel de procédures de la mise en place d’un plan de pension via Rawsur et l’acquisition d’un immeuble sur le Boulevard du 30 juin en guise d’un patrimoine marquent des avancées majeures.
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