La dégradation de la qualité des Services des télécoms et du Internet est l’un des défis auquel la République démocratique du Congo fait face. Selon une source du ministère congolais des Postes et Télécommunications, cette dégradation se caractérise notamment par les coupures et interruptions intempestives durant les communications, la saturation du réseau ne permettant pas d’établir les appels, la perte injustifiée des crédits et forfaits prépayés des consommateurs, les déductions des frais pour certaines transactions financières mobiles non abouties, les interférences perceptibles et audibles durant les communications, l’absence d’échange des données en dépit d’un solde suffisant ou d’un forfait en cours de validité.
Au cours de la cinquante-septième réunion du Conseil des ministres, le ministre des Postes et Télécommunications a informé le gouvernement que cette situation cause d’énormes préjudices à la population congolaise, et constitue une préoccupation pour son ministère qui, par la même occasion, a formulé quelques recommandations :
1. La mise en place par tous les ministres sectoriels concernés d’un plan d’aménagement dans la mise en application du manuel des procédures administratives et techniques pour tous les travaux de déploiement des infrastructures d’utilité publique en protégeant le réseau fibre optique ;
2. La mise en place d’un cadre de concertation entre parties prenantes pour une planification techniquement documentée avant tout ouvrage pouvant impacter les infrastructures ou équipements de télécoms en renforçant le contrôle de qualité par le régulateur ;
3. La mise en place d’une commission interministérielle de tous les ministères concernés en tenant compte aussi du cahier des charges des opérateurs du secteur ou encore la mise en place des mécanismes rigoureux de contrôle des opérateurs par le régulateur.
Y faisant suite, le gouvernement, sur l’instruction de Félix Tshisekedi, s’emploie à la réduction de la fracture numérique en améliorant la connectivité et l’accessibilité aux services des télécoms comme levier et socle du développement socioéconomique de notre pays. Les Congolais, par ailleurs, attendent impatiemment de constater l’effectivité de l’amélioration de la qualité des services télécoms et du Internet et que cette régulation puisse renforcer l’autorité de l’État dans ce secteur.
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