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dimanche, novembre 30, 2025

Franc congolais : Vers un nouveau souffle ?

Le taux de change connaît une baisse inattendue depuis ce week-end, passant de 2 800 à environ 2 700, voire 2 600 FC pour un dollar. Le Vice-premier ministre en charge de l’économie explique que cette embellie est due à une coordination d’action au niveau de la Banque centrale du Congo et au niveau du gouvernement. « La Banque Centrale a procédé à un ajustement du niveau des réserves obligatoires, tandis que le Gouvernement a poursuivi un resserrement budgétaire, notamment par la bonne gestion des échéances fiscales. Cette coordination a permis au franc congolais de se raffermir. L’objectif est de poursuivre sur cette lancée afin que le taux de change atteigne un niveau compatible avec l’activité économique », a indiqué Mukoko Samba à l’issue de la réunion hebdomadaire du Comité de Conjoncture Économique (CCE) présidée mardi 23 septembre par la Première ministre Judith Suminwa. Cette réunion était axée sur les problématiques de la stabilisation du franc congolais, la sécurisation des dépôts bancaires et la maîtrise de la masse salariale.

Cette stabilisation vise, entre autres, à renforcer la confiance des acteurs économiques et à protéger le pouvoir d’achat des ménages.

Bien avant les explications du VPM de l’économie, la situation de taux de change avait suscité de nombreuses interrogations dans le chef des Congolais. 

Certains cambistes avançaient déjà l’hypothèse d’une injection de devises par la BCC, provoquant ainsi une rareté du franc congolais sur le marché. D’autres, en revanche, reconnaissaient suivre simplement une tendance qu’ils ne comprennent pas entièrement.

Pour Arnold Zola, un acteur d’opération de change à la Gombe, : « _Cette baisse est due au fait qu’il n’y a plus de francs sur le marché. Les banques ont procédé à un ratissage du Franc Congolais, elles ont récupéré presque tout_. » Un de ses collègues croit savoir qu’il s’agit « _d’un vent venu d’en haut qu’on essaie de suivre_». Les spéculations vont bon train.

Cette situation ne laisse pas la population indifférente. Nombreux sont ceux qui craignent une instabilité soudaine, d’autant plus que les prix des denrées alimentaires ne reflètent pas cette tendance à la baisse du dollar.

Certains redoutent un retournement brusque de la situation qui perturberait tout le circuit économique du pays. Malgré cette réserve de la population, ils sont nombreux ceux qui attendent avec impatience que la baisse du dollar se répercute sur le prix les denrées de première nécessité.

Échos-Ressources 

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