Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde consternation après une nouvelle catastrophe survenue dans un site minier exploité illégalement à Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Dans un communiqué publié le 8 mars, le ministère de la Communication et Médias indique qu’un glissement de terrain massif s’est produit le 7 mars 2026 vers 4 heures du matin. L’éboulement a englouti plusieurs galeries du site minier de Gakombe, également appelé Gatambi Kalambairo, situé dans le périmètre du permis PE-16159 de la société SAKIMA, à Rubaya.
Selon les premières informations, l’incident serait survenu après des pluies diluviennes dans un contexte d’exploitation minière artisanale intense et non contrôlée. Les autorités congolaises affirment que ces activités de creusage seraient orchestrées par la coalition rebelle Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, qu’elles accusent d’être soutenue par le Rwanda.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts, dont des nourrissons et des enfants, ainsi que de nombreux blessés. Des habitations situées à proximité du site minier, dans le village de Kalambairo, ont également été endommagées, plongeant les populations locales dans un profond traumatisme.
L’accès à la zone du drame reste toutefois limité en raison de l’insécurité persistante dans cette partie du Nord-Kivu, où les forces gouvernementales dénoncent la présence de groupes armés. Cette situation complique l’établissement d’un bilan précis par des sources indépendantes.
Une série de catastrophes
Le gouvernement rappelle que cette tragédie intervient après deux autres catastrophes survenues les 28 janvier et 3 mars 2026 dans les sites miniers de Rubaya. En l’espace de 37 jours, plusieurs centaines de personnes auraient perdu la vie dans ces accidents, touchant principalement des creuseurs artisanaux travaillant dans des conditions extrêmement précaires.
Les autorités soulignent que le périmètre minier de Rubaya est classé « zone rouge », ce qui interdit formellement toute activité d’extraction, de transformation ou de commercialisation de minerais. Malgré cette interdiction, l’exploitation artisanale se poursuit, en violation de la législation congolaise et des normes de sécurité élémentaires.
Accusations d’exploitation illégale organisée
Dans son communiqué, le gouvernement affirme que ces activités s’inscrivent dans un système organisé d’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC, mis en place par la coalition Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars afin d’alimenter une « économie de guerre ».
Kinshasa annonce par ailleurs vouloir engager des poursuites judiciaires contre toutes les personnes impliquées dans l’exploitation illégale des minerais provenant des zones sous occupation. Les autorités promettent également de documenter les violations des droits humains ainsi que les circuits de commercialisation illicite.
Le gouvernement congolais appelle enfin la communauté internationale à prendre la pleine mesure de cette tragédie humaine et réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté du pays, protéger son intégrité territoriale et préserver ses ressources naturelles.
Échos-Ressources


