L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi des finances 2026 mercredi à 1 h 30′ au terme d’un débat particulièrement engagé. Le budget 2026 a été envoyé à la Commission Ecofin pour un examen approfondi et amendements éventuels.
La plénière de l’Assemblée nationale, par la voix du président Aimé Boji a accordé deux semaines à la Commission pour peaufiner une mouture finale qui sera envoyée au président de la République pour promulgation.
Pour le gouvernement, il s’agit d’une étape importante franchie car le budget ainsi présenté devra être un instrument qui donnera à l’État les moyens de son ambition. La première ministre Judith Suminwa a présenté un budget fixé à 59 mille milliards de Francs Congolais. Un budget en augmentation de 16 % par rapport au budget rectificatif 2025 (50.692 milliards FC). Le projet, déposé le 15 septembre conformément à la Constitution et à la loi sur les finances publiques, définit les axes prioritaires sur lesquels le gouvernement fonde sa politique pour l’année 2026.
Au terme des débats, les députés nationaux ont salué un travail minutieux, qui prévoit un équilibre en recettes et dépenses. Une performance rendue possible grâce à un travail en amont de la Vice-primature du budget. Sous la houlette du Vice- premier ministre Adolphe Muzito, les travaux préliminaires à l’élaboration du budget ont eu une touche particulière et originale cette année. Entre août et début septembre, le VPM du budget a initié et conduit des consultations budgétaires en son cabinet. Ces assises qui ont connu la participation active des membres du gouvernement, ont été un moment important où les lignes budgétaires ont été discutées secteur par secteur avec les titulaires des portefeuilles ministériels. Ces travaux préliminaires ont eu le mérite de clarifier les allocations de chaque secteur. Ils ont tranché également avec une pratique ancienne qui consistait à imposer des lignes budgétaires aux différents portefeuilles sans que leurs titulaires n’aient leur mot à dire.
Pour 2026, dans sa quête de transparence, le Gouvernement a défini cinq axes prioritaires de financement. La sécurité et la défense nationale recevront 11.896 milliards FC pour l’équipement, la logistique et le personnel. L’économie, notamment l’agriculture, les infrastructures et l’industrie, bénéficiera de 11.972 milliards FC, dont 3.546 milliards FC pour la mécanisation agricole, l’élevage et les routes de desserte agricole.
Le budget prévoit également 6.657 milliards FC pour l’éducation, 5.579 milliards FC pour la santé, incluant la Couverture Santé Universelle, et 1.211 milliards FC pour la protection sociale, les pensions et l’assistance aux déplacés internes.
La répartition budgétaire se décline en 53.654 milliards FC pour le budget général, 962 milliards FC pour les budgets annexes et 4.404 milliards FC pour les comptes spéciaux.
Dans un contexte d’appréciation du Franc Congolais sur le dollar américain, le budget de 59 mille milliards de Francs Congolais permettra à l’État Congolais de mieux répondre à ses obligations.
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