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dimanche, novembre 30, 2025

Carburants : deuxième baisse consécutive, les prix du transport en commun suivront-ils enfin ?

Le ministère de l’Économie a procédé, mi-novembre, à une nouvelle révision à la baisse des prix des carburants dans toutes les zones d’approvisionnement du pays. Il s’agit de la deuxième réduction en quelques mois, motivée par la nécessité d’aligner les prix à la pompe sur le taux de change officiel et de corriger les écarts constatés dans les précédentes structures tarifaires.

Les diminutions sont significatives : un peu plus de 200 francs congolais dans la zone Ouest, et plus de 400 francs dans les zones Sud et Est. Sur le plan économique, ces réajustements devraient mécaniquement alléger les coûts d’exploitation des transporteurs et offrir un répit aux ménages, fortement éprouvés par la hausse continue des dépenses essentielles.

Lors de la précédente baisse, présentée comme un geste important en faveur du pouvoir d’achat, les tarifs des transports n’avaient pratiquement pas bougé. Taxis, bus et motos avaient maintenu leurs prix, invoquant des charges opérationnelles élevées, l’instabilité du marché ou un manque de clarté dans les annonces officielles.

Dans les faits, la baisse à la pompe n’a jamais été répercutée sur le coût du trajet, laissant les usagers sceptiques quant aux véritables effets de ces mesures.

Cette nouvelle révision s’inscrit donc dans un climat de méfiance. Les consommateurs attendent désormais des résultats tangibles, estimant que les réductions de prix n’ont de valeur que si elles atteignent le dernier maillon de la chaîne : le transport.

Pour le gouvernement, la question dépasse le simple ajustement des prix pétroliers. Il s’agit de restaurer la crédibilité de sa politique économique et de démontrer que les décisions prises au sommet se traduisent concrètement dans la vie quotidienne.

Les marges, estiment certains experts, existent pour revoir les tarifs, mais encore faut-il que les transporteurs acceptent de les répercuter, ou qu’un mécanisme de contrôle soit instauré pour garantir un ajustement équitable.

Dans les stations-service, mais surtout aux arrêts de bus et le long des lignes de taxi, les usagers observent de près l’évolution des prix. Ce nouvel ajustement pourrait servir de révélateur : soit la baisse des carburants amorce une réelle détente du coût de la vie ; soit elle confirme que les révisions tarifaires restent sans effet sur le quotidien.

Pour l’exécutif, l’enjeu est clair : cette mesure technique devra, cette fois, se traduire par une réelle baisse du coût du transport, condition essentielle pour améliorer le pouvoir d’achat des Congolais.

E-R

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