L’Afrique des Grands Lacs se donne rendez-vous en République démocratique du Congo. Les pays de cet ensemble régional tiennent le 9 ème sommet ordinaire des Chefs d’État de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs. Ce samedi, ces chefs d’états devront discuter de la question d’intégration économique régionale, des discussions qui auront pour toile de fond la question de la recherche la paix dans la région.
C’est un sommet qui verra la RDC prendre la présidence tournante de l’organisation sous régionale. Pour son mandat, la République démocratique du Congo promet de faire entrer la Conférence internationale de la Région des Grands Lacs dans une nouvelle ère, celle de l’action concrète, de la coopération sincère et du développement partagé. Les dirigeants congolais expriment l’ambition de faire de la CIRGL un instrument vivant de diplomatie économique, de stabilité politique et de prospérité régionales.
En marge de la rencontre entre chefs d’états, une rencontre ministérielle régionale a posé les bases de la nouvelle ambition. La première ministre de la RDC y a souligné l’intérêt pour la région d’exploiter les immenses potentialités de cet ensemble au profit de la région.
« La Région des Grands Lacs est une région d’immenses potentialités. Elle concentre certaines des plus grandes réserves de minerais stratégiques du monde, d’importantes ressources hydriques et une jeunesse vibrante, entreprenante, talentueuse. Mais c’est aussi important de le dire, notre région souffre également de divisions, de crises et des inégalités, a indiqué Judith Suminwa », qui a souligné que « la République Démocratique du Congo, par sa géographie, son histoire et sa vocation naturelle, se tient au carrefour de cinq espaces d’intégration : la CIRGL, la CEEAC, la SADC, le COMESA et la CAE. Cette position nous confère une responsabilité historique, mais aussi une chance unique : celle de rassembler plutôt que de diviser, d’unir nos efforts au lieu de les disperser. Notre ambition est claire : faire de la République Démocratique du Congo, un État intégrateur, un trait d’union entre les peuples, une pierre angulaire de la coopération régionale africaine. C’est en travaillant ensemble, dans la transparence et la confiance, que nous parviendrons à bâtir une région des Grands Lacs forte, prospère et respectée ».
Judith Suminwa a tenu à insister sur la notion d’intégration régionale, un concept qui doit aller au-delà de sa dimension théorique. « L’intégration régionale n’est pas un concept abstrait. C’est une nécessité vitale.
Elle repose sur une idée simple : aucun pays ne peut se développer durablement dans l’isolement. Nos économies sont liées, nos destins sont liés, nos peuples sont liés. C’est dans cet esprit que la présidence congolaise de la CIRGL a voulu placer la diplomatie économique au cœur de son action. Car nous savons qu’il ne peut y avoir de paix durable sans développement, et qu’il ne peut y avoir de développement sans infrastructures, sans échanges, sans emploi et sans inclusion économique ».
La première ministre a eu aussi à poser la problématique de la sécurité dans la région. Cette question, sobrement posée, est le grand talon d’Achille de la région. Le conflit ouvert entre le Rwanda et la RDC est responsable de la mort des millions de gens. La question sécuritaire est également sujet à préoccupation dans les deux Soudan. Entre le Burundi et le Rwanda, la paix ne tient qu’à un fil.
Pour la RDC, le mandat à la tête de la CIRGL sera truffé des défis économiques certes, mais sécuritaires surtout.
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