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mardi, mars 3, 2026

En « état d’urgence infrastructurelle »: Kinshasa toujours vulnérable face aux fortes pluies

Une forte pluie s’est abattue sur Kinshasa samedi soir et dimanche matin, inondant plusieurs avenues dont le rond-point des Huileries etc.. Le ministre des Infrastructures, John Banza, s’est rendu sur le terrain pour constater les dégâts et évaluer les conséquences.

La capitale de la RDC a été paralysée par ces fortes pluies. Samedi soir, le rond-point des Huileries et plusieurs autres artères ont été submergés, compliquant la circulation et menaçant certaines habitations. Dimanche matin, la situation s’est aggravée, poussant le ministre des Infrastructures, John Banza, à se déplacer pour constater les dégâts.

Selon lui, certaines zones sont régulièrement exposées aux inondations en raison de caniveaux obstrués, de constructions anarchiques et de l’insuffisance du réseau de drainage. Des mesures pour désengorger les caniveaux et sécuriser les zones à risque ont été annoncées.
Entre autres les démolitions des constructions anarchiques où Il a déclaré que « quiconque a construit sur un collecteur ou une conduite d’eau verra son bâtiment démoli », sans distinction, dans le cadre d’une politique de « tolérance zéro ». John Banza a annoncé des travaux de désengorgement (curage des rivières et canaux), travaux de drainage. Le ministre a déclaré que la ville est en « état d’urgence infrastructurelle».

Pour les habitants, cette situation récurrente représente un véritable casse-tête. De 2023 à 2025, au moins trois épisodes majeurs d’inondations ont frappé la ville, affectant des milliers de personnes. Lors des inondations d’avril 2025, 70 personnes ont perdu la vie, plus de 150 ont été blessées et environ 31 000 logements ont été touchés, selon différents rapports. Plus de 500 000 personnes ont été directement affectées, entre sinistrés, déplacés et familles en difficulté.

Analyse Profonde de la situation

La récurrence des inondations à Kinshasa illustre une fragilité structurelle majeure. Chaque nouvelle averse ne représente pas seulement un désagrément pour la circulation : elle expose des milliers d’habitants à des risques sanitaires, économiques et matériels. Les quartiers les plus vulnérables se trouvent généralement dans les zones basses ou proches des cours d’eau, mais même des artères centrales comme le rond-point des Huileries ne sont pas épargnées, ce qui souligne l’ampleur du problème.

Les conséquences des inondations ne se limitent pas aux embouteillages et aux routes impraticables. Elles mettent en danger la santé des habitants, rendent difficiles les trajets vers l’école ou les centres de santé et peuvent détruire des maisons ou des biens précieux. Avec la répétition de ces épisodes, la vie quotidienne devient de plus en plus compliquée, surtout pour les familles les plus modestes, qui subissent le plus ces dégâts.

Par ailleurs, cette vulnérabilité révèle un manque de préparation et de planification urbaine. Malgré les annonces du gouvernement et les visites de terrain du ministre John Banza, les mesures prises jusqu’ici restent insuffisantes pour enrayer un problème qui s’aggrave année après année. L’urbanisation rapide, les constructions anarchiques et le changement climatique aggravent les risques et rendent la ville de plus en plus fragile face aux intempéries.

Enfin, la situation met en lumière l’urgence d’une politique intégrée de gestion des eaux et d’assainissement, combinée à une planification urbaine stricte. Sans ces mesures durables, Kinshasa restera exposée aux inondations, avec un impact croissant sur la sécurité, la santé et la qualité de vie de ses habitants , la population espère un changement radical après cette descente du ministre.

E- R

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