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samedi, novembre 29, 2025

Entrepreneuriat et emploi des jeunes: L’incroyable plan de Felix Tshisekedi

C’est l’un des axes du programme quinquennal du Président de la République : l’emploi. Sur cinq ans, le chef de l’Etat a promis de créer six millions d’emplois. Un véritable défi dans un pays aux dimensions continentales, ou près de 90 % des diplômes sortis des universités et instituts supérieurs manquent de débouchés professionnels. Le président Tshisekedi s’attaque frontalement a ce challenge avec de nouvelles méthodes. Une réflexion scientifique, doublée d’une approche empirique, a été mise en place à travers la Table ronde sur l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes, organisée ce mois a Kinshasa. Ces assises ont identifié les fléaux qui empêchent l’essor d’une culture entrepreneuriale solide et qui maintiennent de nombreux Congolais dans le chômage et la pauvreté. Un chantier a été lancé. Un combat méthodique est engagé.

Le mercredi 26 novembre, devant la presse réunie dans un exercice de redevabilité, Justin Kalumba, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, et Patrick Muyaya, ministre de la Communication, ont procédé à la restitution des travaux de la Table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Au cours de ces travaux, huit ministères ont été mobilisés, avec un suivi quotidien du Président de la République pendant trois jours, afin de remettre de l’ordre, de la cohérence et de l’ambition dans l’action gouvernementale en matière d’emploi et d’entrepreneuriat.

L’objectif était de bâtir une stratégie nationale unifiée, lisible, concrète, dotée de ressources identifiées et de mécanismes de suivi.

Les 475 jeunes qui y ont participé ont formulé 305 recommandations après avoir identifié 12 fléaux qui freinent l’entrepreneuriat en RDC.

Le chef de l’Etat avait déjà dressé un constat clair : trop de jeunes, malgré leurs talents, diplômes ou savoir-faire, restent sans emploi ou sous-employés.

Les participants ont reconnu l’ampleur abyssale du chômage en RDC et l’urgence d’y remédier à travers la libre entreprise. 

Pour cela, ils ont recommandé un programme fondé sur trois C. Le premier C, la capacitation, concerne la formation par le coaching, le mentorat et l’enseignement classique afin de combiner théorie et pratique. 

L’ANADEC accompagne les aspirants entrepreneurs dans cette démarche. 

Le deuxième C est celui du crédit. Pour faciliter l’accès au financement, le gouvernement a créé le FOGEC, qui aide les porteurs de projets à obtenir des fonds sur la base de garanties et de critères clairs. 

Le troisième C est celui du contrat, c’est-à-dire la capacité pour un entrepreneur d’accéder au marché. L’ARSP joue ici un rôle déterminant.

Ces trois instruments s’articulent autour des trois axes principaux : l’emploi, l’entreprise et la formation professionnelle. 

Le programme du Président Tshisekedi prévoit également la création d’une école de formation professionnelle dans chaque province, ainsi qu’un programme de développement de l’artisanat, appelé à devenir un patrimoine communautaire et national. Justin Kalumba a souligné l’un des grands défis du pays : l’inadequation entre la formation universitaire et les besoins réels du Congo. Peu de jeunes sont formés pour les secteurs minier, agricole, environnemental ou scientifique. Cette réflexion nourrit un nouveau paradigme pour le pays.

Cette projection de puissance repose aussi sur de nouveaux textes légaux : la loi sur le contenu local, la loi sur l’artisanat et la loi sur l’entrepreneuriat. Cette transformation implique la lutte contre l’injustice et la promotion d’une culture d’égalité des chances. 

Dans cet esprit, l’ONEM deviendra l’Office National de l’Emploi et de l’Egalité des Chances. Il ne s’agira pas d’un simple changement de nom, mais d’un changement profond de mission, visant à instaurer une justice sociale dans l’accès a l’emploi et aux opportunités d’entreprendre.

Le Président Tshisekedi a rappelé que les jeunes ne sont pas un fardeau, mais une chance pour la nation. Il a affirmé que les Congolais, jeunes ou moins jeunes, sont la solution de ce pays et qu’ils sont les coauteurs des politiques publiques. Sous son impulsion, un concours national de plans d’affaires sera organisé tous les trois ans, ou deux ans et demi. Selon le ministre Kalumba, chaque territoire deviendra une circonscription entrepreneuriale. Les porteurs de projets victorieux seront financés et deviendront les champions entrepreneurs sur lesquels reposera le Congo de demain.

Patrick Ilunga 

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