Des femmes kinoises sont vent debout contre la mise en place du nouveau gouvernement provincial à Kinshasa, lequel ne compte aucune représentante de la gent féminine. Dans un mémo lu et déposé à l’Assemblée provinciale de la ville -province, elles dénoncent « avec indignation » le récent remaniement qu’elles jugent discriminatoire et contre la loi. « Cette décision, d’une gravité extrême, constitue un recul flagrant dans la lutte pour l’égalité des genres et viole ouvertement la Constitution de la République Démocratique du Congo, notamment en son article 14, ainsi que la Loi portant mise en œuvre de la parité ».
« L’État congolais s’est engagé, sous le leadership du Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, champion de la masculinité positive, à promouvoir une gouvernance inclusive à tout le niveau.
En agissant à l’encontre de cette vision, le Gouvernement provincial de Kinshasa tourne le dos non seulement à la loi, mais aussi à la volonté politique du chef de l’Etat de construire un Congo équitable et respectueux des droits des femmes », a noté Tshika Nkunda Mamie, Porte parole du collectif des femmes Kinoises acquises pour le changement.
Ces femmes réunies en collectif appellent l’Assemblée provinciale à « désapprouver sans délai ce Gouvernement provincial non conforme à la Constitution et à la Loi sur la parité, conformément à ses attributions légales de contrôle politique ». Elles soulignent que la parité n’est pas une faveur, mais un prescrit de la constitution. « Exclure totalement les femmes dans la gouvernance locale, c’est trahir la république », disent-elles.
Le gouvernement sortant comptait une seule ministre-femme : Yvette Tembo Kulemfuka, qui gérait les portefeuilles des finances et de l’économie de la Ville de Kinshasa.
Échos – Ressources


