La mission du Fonds Monétaire international salue l’exécution du budget 2025 par le gouvernement Congolais. Après une mission réalisée en prélude de la deuxième revue, les experts du Fonds Monétaire international ont rencontré les autorités de la Troïka, en vue de faire un tour complet de la situation budgétaire, mais également faire le point des engagements pris par la RDC dans le cadre du programme avec cette institution du Bretton Woods.
Mardi, devant le ministre des Finances Doudou Fwamba et du vice-ministre du budget Elisée Bokumwana qui a représenté le Vice-premier ministre Adolphe Muzito, ainsi d’autres experts Congolais, la délégation du FMI s’est félicité de l’exécution du budget en 2025 dont les prévisions de recettes ont été fidèlement réalisées. « Du point de vue des prévisions de recettes, les engagements sont tenus. C’est du côté de dépenses qu’il y a un souci avec deux catégories de dépenses qui sont en dépassement, à savoir les dépenses de rémunération et les dépenses liées à la sécurité », a déclaré Félicien Mulenda coordonnateur au ministère des finances du comité technique de suivi de réformes.
Les experts du FMI ont conseillé au gouvernement d’appliquer des ajustements sans sacrifier l’essentiel, à notamment les investissements. Le gouvernement a fait savoir que les ajustements sont envisagés dans le budget 2026 où il sera question de « miser sur les recettes pour augmenter la marge budgétaire et financer les investissements », a ajouté Félicien Mulenda.
Réformes
Pour ce qui est des réformes, le FMI a salué la mise en place et l’opérationalisation de la Direction générale du Trésor de la compatibilité publique. Félicien Mulenda a fait savoir que cette réforme avance à pas de géant, avec le recrutement des comptables publics qui sont à ce jour déjà nommés et que le reste du personnel de cette structure a déjà été déployé. Les réformes se poursuivent avec la déconcentration déjà effective de l’ordonnancement dans les ministères pilotes en particulier les ministères de la santé; du développement rural et de l’éducation lesquels sont « désormais maîtres de leurs propres crédits », renseigne M Mulenda.
Les réformes convenues dans le cadre du programme avec le FMI, bien que déjà engagée, ne connaissent pas le même rythme. Si la réforme de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité avance à grand vitesse, celle de la Sicomines n’est pas totalement accomplie. Les experts du FMI insistent que ce qui a été prévu soit effectivement mis en œuvre, notamment le mécanisme financier. Ce mécanisme qui consiste à ce que les ressources financières soient mises directement à la disposition de l’État doit être appliqué.
Le gouvernement fait savoir que les discussions avec la partie chinoise avancent dans le bon sens. Pour le FMI, toutes les initiatives sont à saluer.
Les experts du Fonds exhortent aussi les autorités Congolaises de poursuivre méticuleusement le processus d’eurobond, essentiel pour financer les infrastructures structurantes. « Ils ont conseillé que ce processus ne puisse pas générer l’endettement », a souligné Félicien Mulenda.
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