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dimanche, mai 17, 2026

RDC : inflation en recul, franc congolais en légère appréciation et croissance attendue à 6,2 % en 2026

La situation macroéconomique de la République démocratique du Congo continue d’afficher des signaux jugés encourageants par les autorités monétaires. Invité à faire le point lors du dernier conseil des ministres, sur l’évolution récente des marchés d’échange ainsi que des biens et services, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo André Wameso a mis en avant la poursuite de la stabilité économique intérieure, portée notamment par le ralentissement de l’inflation hebdomadaire et l’appréciation du franc congolais sur les différents segments du marché de change.

Selon les données présentées, l’inflation hebdomadaire s’est établie à 0,16 % au 8 mai 2026 contre 0,19 % une semaine auparavant. Cette évolution porte le cumul annuel à 3,51 %, contre 3,06 % à la même période en 2025. En glissement annuel, le taux d’inflation ressort à 2,56 %, en nette baisse par rapport aux 9,83 % enregistrés une année plus tôt.

Pour la Banque centrale, ces indicateurs traduisent le maintien d’une dynamique inflationniste globalement maîtrisée. Cette tendance serait soutenue par une politique monétaire prudente, mais aussi par une relative stabilité du marché de change observée ces derniers mois.

Sur le marché des devises, le taux de change s’est fixé à 2 200,65 francs congolais pour un dollar américain sur le marché interbancaire au 7 mai 2026, tandis que le marché parallèle affichait un taux de 2 331,26 francs congolais pour un dollar.

Comparativement au 30 avril 2026, la monnaie nationale s’est appréciée de 4,59 % sur le marché indicatif et de 0,47 % sur le marché parallèle. Toutefois, en rythme annuel, le franc congolais enregistre encore une légère dépréciation de 0,88 % sur le marché interbancaire et de 0,90 % sur le marché parallèle.

Au-delà des indicateurs monétaires, les projections économiques restent orientées vers une accélération de la croissance en 2026. Les estimations du Comité permanent de cadrage macroéconomique tablent sur un taux de croissance de 6,2 %, contre 5,8 % en 2025. Cette progression devrait être principalement soutenue par le dynamisme du secteur extractif, qui demeure le principal moteur de l’économie congolaise.

Le gouverneur de la Banque centrale a également relevé la bonne tenue des cours mondiaux des principaux produits de base exportés par la RDC, un facteur susceptible de renforcer davantage les recettes extérieures du pays et de soutenir les réserves de change.

Malgré ces perspectives jugées positives, les autorités monétaires appellent à la prudence face aux risques externes et internes susceptibles de fragiliser les équilibres économiques. Le gouverneur a ainsi insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les politiques monétaire et budgétaire afin de consolider durablement la stabilité macroéconomique.

Il a également plaidé pour une diversification des sources d’approvisionnement énergétique, considérée comme un levier stratégique pour soutenir la production nationale, réduire certaines vulnérabilités structurelles et accompagner la transformation économique du pays.

Dans un contexte régional et international encore marqué par plusieurs incertitudes économiques, la maîtrise progressive de l’inflation, la relative stabilité du franc congolais et les perspectives de croissance affichées par les autorités constituent des indicateurs suivis de près par les acteurs économiques et les partenaires financiers de la RDC.

Échos-Ressources 

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