La République démocratique du Congo (RDC) continue de faire face à l’épidémie de maladie à virus Ebola (MVE), avec un bilan contrasté marqué par une hausse des décès, mais aussi une nette amélioration de la prise en charge des malades. Les autorités sanitaires rapportent désormais 600 décès, tandis que le nombre de personnes guéries a atteint 750, contre 253 trois jours plus tôt.
Cette évolution a été annoncée jeudi 9 juillet à Bunia par le ministre de la Santé publique, Dr Roger Kamba, à l’issue d’une réunion d’évaluation tenue au gouvernorat de l’Ituri.
Selon le dernier rapport épidémiologique, 497 patients supplémentaires ont quitté les Centres de traitement Ebola (CTE) après avoir été déclarés guéris, portant le taux de rémission à 94 % des cas pris en charge. Cinq nouveaux patients ont encore été déclarés guéris ce jeudi dans les centres de SOTA, Rwampara, Mongbwalu et Nyakunde, en Ituri, après des tests de contrôle négatifs.
Sur le plan de la surveillance, les autorités ont confirmé deux cas de MVE à Kisangani, dans la province de la Tshopo, dont un en lien avec la zone de santé de Nia-Nia. Les cas ont été confirmés par des tests PCR et RT-PCR, tandis que des investigations épidémiologiques sont en cours. Des équipes de riposte ont été déployées immédiatement afin de renforcer les capacités de surveillance et de prise en charge.
Malgré cette détection à Kisangani, les provinces officiellement touchées demeurent au nombre de trois : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Pour les autorités sanitaires, cette progression du nombre de guérisons reflète les effets du renforcement des soins de support dans les Centres de traitement Ebola ainsi que le lancement de l’essai clinique PARTNERS, conduit par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques contre le virus.
Echos-Ressources


