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dimanche, juillet 5, 2026

Moanda : après la mort d’une baleine, une ONG réclame une enquête indépendante et des mesures conservatoires contre Perenco

L’Action pour l’Environnement, les Droits de l’Homme et le Développement (ACEDH) a appelé les autorités de la République démocratique du Congo à ouvrir une enquête scientifique indépendante au lendemain de l’échouage et de la mort d’une baleine sur les côtes de Moanda, dans la province du Kongo Central.

Dans un communiqué consulté par Deskeco, l’organisation estime que plusieurs hypothèses doivent être examinées afin de déterminer les causes exactes de cet incident écologique. Elle évoque notamment les vibrations sismiques, les mouvements des équipements de forage ainsi que les pollutions des eaux et des sols susceptibles d’être liées aux activités d’exploration et d’exploitation pétrolières offshore menées par Perenco RDC.

Selon l’ACEDH, cet événement intervient dans un contexte de préoccupations environnementales persistantes à Moanda. L’ONG fait référence à un audit environnemental réalisé en juin 2026 par le cabinet Alex Stewart International à la demande du gouvernement congolais, dont les conclusions feraient état d’une contamination significative des sols et des eaux, ainsi que d’une dégradation de la biodiversité locale.

L’organisation souligne toutefois qu’aucun lien de causalité ne peut, à ce stade, être établi entre la mort du cétacé et les activités de Perenco. Elle considère néanmoins que les éléments disponibles justifient l’ouverture d’une enquête indépendante, rappelant que plusieurs organisations de la société civile dénoncent depuis des années les impacts environnementaux des opérations pétrolières dans cette zone.

L’ACEDH déplore également les insuffisances logistiques et techniques de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), estimant que ces limitations n’ont pas permis d’assurer le sauvetage de l’animal malgré la mobilisation des habitants de Moanda.

L’organisation rappelle enfin que la RDC est signataire de plusieurs conventions internationales relatives à la protection des écosystèmes marins et des espèces migratrices, qui obligent les États à enquêter sur toute mortalité inhabituelle d’espèces protégées et à prendre les mesures nécessaires pour préserver le milieu marin.

À l’issue de son plaidoyer, l’ACEDH recommande au gouvernement d’examiner les conclusions de l’audit environnemental, de mettre en place une commission d’enquête internationale composée d’experts indépendants, d’envisager des mesures conservatoires pouvant aller jusqu’à la suspension temporaire des activités de Perenco dans l’attente d’un plan de dépollution, et de rendre public le rapport d’audit afin de garantir la transparence et le droit des communautés à l’information.

Echos-Ressources

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