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mardi, juillet 14, 2026

Escalade au Moyen-Orient : fermeture du détroit d’Ormuz, frappes dans le Golfe et inquiétudes pour l’économie mondiale

Le Moyen-Orient replonge dans une phase de fortes tensions après une brève période d’accalmie. Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont repris avec intensité à la suite d’une attaque iranienne contre un navire marchand dans le détroit d’Ormuz, suivie d’une vaste campagne de frappes américaines contre des installations militaires iraniennes. En représailles, Téhéran a lancé des missiles et des drones contre plusieurs pays du Golfe, ravivant les craintes d’une déstabilisation durable de la région.

Dimanche 12 juillet, l’Iran a revendiqué des frappes contre plusieurs États voisins, notamment le Qatar, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et la Jordanie. Selon les autorités locales, les systèmes de défense aérienne ont intercepté plusieurs projectiles, tandis que des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs capitales de la région.

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir ciblé une base militaire américaine au Qatar en réponse aux opérations militaires américaines menées ces derniers jours contre l’Iran.

Dans le même temps, Téhéran a annoncé la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du commerce mondial de pétrole. Les autorités iraniennes justifient cette décision par des impératifs de sécurité, affirmant avoir ouvert le feu sur un navire marchand accusé d’avoir ignoré les instructions des forces navales iraniennes.

Selon l’agence britannique UKMTO, le navire, touché à environ 17 kilomètres de la péninsule de Moussandam, au large d’Oman, a été gravement endommagé par un incendie, obligeant son équipage à abandonner le bâtiment.

En réponse, le Commandement central de l’armée américaine (Centcom) a annoncé avoir conduit environ 140 frappes contre des cibles militaires iraniennes. Les opérations ont visé des sites de missiles et de drones, des infrastructures navales, des dépôts de munitions, des centres de communication et des postes de surveillance côtière. Des explosions ont notamment été signalées à Bandar Abbas, Sirik, Jask, sur l’île de Qeshm ainsi que dans la province du Khouzistan.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que l’Iran « paie le prix de ses choix », tandis que le Centcom a indiqué qu’un membre d’équipage du porte-conteneurs GFS Galaxy, battant pavillon chypriote, était porté disparu après l’attaque.

Malgré les déclarations iraniennes annonçant la fermeture du détroit d’Ormuz, l’armée américaine soutient que la voie maritime demeure ouverte au trafic international et que la navigation continue de s’y dérouler normalement, rejetant les affirmations de Téhéran selon lesquelles l’Iran contrôlerait totalement ce passage stratégique.

Cette nouvelle flambée de violence enterre pratiquement le cessez-le-feu conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran. Cet accord prévoyait une période de soixante jours destinée à favoriser une solution diplomatique au conflit déclenché à la fin du mois de février. Depuis, les deux camps se sont mutuellement accusés d’avoir violé leurs engagements.

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a récemment promis une « vengeance inévitable » contre les responsables des frappes ayant coûté la vie à son père, Ali Khamenei. De son côté, le président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l’Iran, promettant une réponse militaire encore plus sévère en cas de nouvelles attaques.

Au-delà de ses conséquences sécuritaires, cette crise suscite de vives inquiétudes sur les marchés internationaux. Toute perturbation durable du trafic dans le détroit d’Ormuz risque de provoquer une nouvelle flambée des prix du pétrole et d’alimenter les tensions inflationnistes à travers le monde.

En République démocratique du Congo, la Banque centrale du Congo (BCC) suit de près l’évolution de la situation. L’institution estime qu’une coordination renforcée entre les gouvernements est indispensable afin de préserver la stabilité des marchés de l’énergie et du commerce international et de limiter les risques de fragmentation de l’économie mondiale.

La BCC rappelle que le taux d’inflation cumulé en RDC a atteint 5,0 % contre 4,4 % à la même période en 2025, tandis que l’inflation en glissement annuel s’établit à 2,9 %. Selon la banque centrale, cette évolution s’explique notamment par la hausse des prix des carburants, laquelle a entraîné une augmentation des coûts du transport, de la logistique et, par ricochet, des prix des produits alimentaires sur les marchés congolais. Une aggravation de la crise au Moyen-Orient pourrait accentuer ces pressions sur l’économie nationale.

Echos-Ressources 

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