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vendredi, octobre 9, 2026

Nouvelle cartographie minière en RDC : Moïse Bakeleboko salue un levier stratégique pour le développement économique du grand géant d’Afrique

Alors que la RD. Congo engage une nouvelle campagne de cartographie géophysique et géologique de son sol et son sous-sol, des voix saluent une initiative appelée à renforcer la connaissance du patrimoine minier national. Chose qui traduit la volonté politique du Président de la République, F. TSHISEKEDI et de tout le Gouvernement à faire développer le secteur minier et l’économie de la RD. Congo, considéré comme le moteur du développement de tout le continent Africain.

Maître Moïse BAKELEBOKO PIKA, ancien de l’Université de Kinshasa et Avocat au Barreau près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, se dit satisfait du lancement de cette nouvelle campagne par le Gouvernement congolais via le Ministre des Mines Louis Vatoum Kabamba, mettant en avant l’intérêt de la géophysique aéroportée et des technologies numériques pour mieux identifier les potentialités qu’egorge le sous-sol congolais.

Pour ce juriste et acteur politique congolais, disposer de données précises sur les ressources naturelles de notre beau et cher Pays, constitue un enjeu qui dépasse le seul cadre scientifique.

J’estime qu’il est très capital d’avoir une estimation réelle de nos ressources naturelles pour garantir une exploitation consciente en connaissance de cause et au bénéfice du souverain primaire (le Peuple) et du Pays.

En mon avis, la connaissance géologique de la RDC qui s’est construite au fil des a abouti à l’accomplissement des objectifs tant voulu par le Peuple alors celà a coûté à notre Pays en terme de temps, de moyen, de sacrifice et voir même en terme de ce que le Pays a perdu comme filles et fils mais comme richesse naturelle exploiter illicitement par les Pays voisins au service des impérialistes.

Je rappelle qu’avant les années 1960, Lucien Cahen et Jacques Lepersonne avaient publiés une carte géologique du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, qui constitue l’une des grandes synthèses de la connaissance géologique du territoire de l’époque.

Très récemment, le Projet d’appui au secteur minier (PROMINES), soutenu notamment par la Banque mondiale, a permis d’acquérir et de moderniser plusieurs données géologiques et géophysiques. Lequel du programme avait également contribué à la production de cartes géologiques et de cartes des occurrences minérales de la RDC.

Malgré ces avancées, une partie du territoire demeure insuffisamment documentée par des données géoscientifiques modernes à haute résolution.

1. LA TECHNOLOGIE AU SERVICE DE LA CONNAISSANCE DU SOUS-SOL

La nouvelle campagne de cartographie mise notamment sur des levés géophysiques aéroportés. Des aéronefs équipés de capteurs spécialisés doivent permettre de collecter différentes données sur les caractéristiques du sous-sol, avant leur traitement et leur interprétation objectives.

Cette approche doit permettre de repérer des anomalies géophysiques capables d’orienter les recherches ultérieures, sans nécessiter dans un premier temps des travaux lourds sur le terrain.

Pour la RDC, l’enjeu est d’avoir en disposition progressive d’une base de données géoscientifiques plus complète afin de mieux cibler les travaux d’exploration et de réduire les doutes liés à la recherche minière.

2. QUID DES TERRITOIRES ENCLAVÉS ?

Je précise que pour provinces ou territoires à fort potentiel minier mais enclavés, cette amélioration de la connaissance du sous-sol à pour but de constituer un outil supplémentaire d’aide à la planification. Même chose pour les parties du territoire national connue pour leurs activités minières artisanales et la présence de minerais tels que : l’or et le coltan. Une meilleure connaissance géologique devra également, selon les orientations politiques et stratégiques  des autorités, contribuer à mieux organiser l’exploration et à renforcer la planification dans le secteur concerné.

Disons aussi que la cartographie seule ne suffit pas à une garantie contre l’exploitation illégale et l’ingérence dans le secteur des mines. Elle doit être accompagnée d’un encadrement politique efficace des activités minières, d’un contrôle des titres, d’une meilleure traçabilité des minerais et d’une application effective de la législation congolaise en cette matière.

3. LES DONNÉES COMME OUTIL DE SOUVERAINETÉ NATIONALE

Sur cet aspect des choses je tiens à marteler sur la maîtrise de l’information géologique qui constitue un enjeu de souveraineté. Une connaissance bien précise du patrimoine minier peut permettre à l’État de mieux apprécier les potentialités que détient l’ensemble du territoire national, tout en  orienter la politique d’exploration et de disposer d’une de base scientifique plus solide dans ses discussions avec les investisseurs.

L’enjeu içi est donc de transformer ces nouvelles données en décisions concrètes : planification minière, développement des infrastructures, investissements responsables et consciente, transformation locale et retombées économiques pour les populations d’abord.

Cette nouvelle cartographie géophysique apparaît à ce stade comme une étape cruciale supplémentaire dans la construction d’une connaissance plus moderne du sous-sol congolais. Pour notre Pays, le véritable défi est, désormais de faire de cette connaissance scientifique un outil de développement et de souveraineté au bénéfice du pays et de ses populations.

Bref : l’exploitation minière, la gestion de ressource en eau, la génie civile, l’environnement et la recherche scientifique sont là les éléments le plus objectif de cette cartographie géologique que va poursuivre le Service Géologique National du Congo, en sigle SGN-C.

Moïse BAKELEBOKO Pika 

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