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mercredi, mai 13, 2026

RDC : aux États-Unis, une proposition de loi pour sanctionner les saboteurs des accords de Washington

Sanctions contre l’armée rwandaise, contre des dirigeants de l’AFC/M23 ou encore contre l’ancien président Joseph Kabila : et si les sanctions devenaient le principal levier américain pour garantir l’application des accords de Washington entre la RDC et le Rwanda ?

C’est l’ambition du « Stable DRC Act », une proposition de loi déposée le 7 mai 2026 à la Chambre des représentants des États-Unis par Johnny Olszewski, membre de la sous-commission Afrique de la Commission des affaires étrangères.

Le texte vise à offrir à l’administration américaine une base juridique élargie afin de sanctionner toute personne physique ou morale étrangère accusée de violer ou de saboter délibérément les accords de Washington conclus entre République démocratique du Congo et Rwanda.

Gel des avoirs et restrictions de visas

Les mesures envisagées incluent notamment le gel des avoirs détenus aux États-Unis, l’interdiction d’entrée sur le territoire américain ainsi que la révocation des visas déjà accordés.

La proposition de loi fixe également plusieurs orientations de la politique américaine dans la région des Grands Lacs. Washington y réaffirme son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC et du Rwanda, tout en considérant le conflit dans l’est congolais comme une menace directe pour les intérêts stratégiques américains en Afrique centrale.

Le texte prévoit par ailleurs de faire des sanctions un outil central de soutien aux accords de Washington.

Une initiative encore au stade parlementaire

Ce n’est pas la première initiative de Johnny Olszewski sur le dossier congolais. En mai 2025, l’élu démocrate et quatre autres membres du Congrès avaient adressé une lettre à Massad Boulos, conseiller spécial du président américain pour l’Afrique, afin d’obtenir des clarifications sur la stratégie de l’administration Trump dans l’est de la RDC.

Les États-Unis ont déjà eu recours aux sanctions dans le cadre du conflit congolais, notamment contre des entités commerciales chinoises accusées d’alimenter les réseaux économiques liés à l’instabilité régionale.

Transmise à la Commission des affaires étrangères ainsi qu’à la Commission judiciaire de la Chambre des représentants, la proposition de loi n’a, à ce stade, pas encore été adoptée.

Echos-Ressources

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