La Vice-Primature du Budget dément les informations circulant dans certains espaces de communication selon lesquelles le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, aurait annoncé ou envisagé une réduction des salaires des agents de la Direction générale des impôts (DGI).
Dans ce communiqué, le ministère qualifie ces allégations de « dénuées de tout fondement » et affirme qu’elles ne reflètent ni les déclarations ni la position du ministre du Budget.
Le ministère rappelle également qu’Adolphe Muzito « n’a jamais préconisé une baisse des rémunérations des agents de l’État ». Il souligne en outre que le ministre du Budget ne dispose d’aucune compétence lui permettant de modifier à lui seul la politique salariale de la Fonction publique, toute évolution en la matière relevant d’une décision du Gouvernement, prise dans le respect des dispositions légales et budgétaires en vigueur et mise en œuvre dans le cadre de la loi de finances adoptée par le Parlement.
La communication officielle revient sur les déclarations faites par le Vice-Premier ministre le 28 avril 2026 lors d’un panel consacré à la soutenabilité financière de la gratuité de l’enseignement. À cette occasion, il avait expliqué que la réforme salariale envisagée par le Gouvernement visait à réduire les écarts entre les rémunérations les plus élevées et les plus faibles, en relevant progressivement les salaires des agents les moins rémunérés afin d’atteindre une fourchette comprise entre 500 et 1 000 dollars américains.
Selon le ministère, les rémunérations les plus élevées devraient être plafonnées, « et non réduites », contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux.
Cette orientation a été réaffirmée lors d’une récente conférence organisée par la Commission ECOFIN de l’Assemblée nationale. Le ministre y a rappelé que la priorité du Gouvernement demeure l’amélioration des rémunérations des agents les moins gradés de l’administration publique, avant toute revalorisation des émoluments des hauts responsables de l’État, conformément aux instructions du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La Vice-Primature, ministère du Budget, insiste sur le fait que la politique salariale défendue par le Gouvernement repose sur le relèvement progressif des rémunérations des agents les moins payés et le plafonnement des plus élevées, « en aucun cas une réduction des salaires des agents de l’État ».
Le ministère appelle enfin les professionnels des médias à vérifier les informations auprès des sources officielles et invite l’opinion publique à faire preuve de vigilance face à la désinformation.
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