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samedi, mai 30, 2026

RDC : le gouvernement veut revivifier la filière du diamant 

Le gouvernement congolais poursuit sa stratégie de valorisation locale des ressources minières. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté le projet de création de la société ADEX-RDC-SA, une initiative présentée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, comme un levier majeur pour moderniser l’industrie diamantaire nationale et accroître les retombées économiques du secteur.

ADEX-RDC-SA sera une société commune détenue à parts égales par le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) et ADEX-Platform, chacun disposant de 50 % du capital. Ce partenariat stratégique vise à transformer en profondeur la chaîne de valeur du diamant en République démocratique du Congo.

Selon le ministre des Mines, le choix d’ADEX-Platform repose sur l’expertise reconnue du consortium dans l’industrie mondiale du diamant. Celui-ci rassemble notamment plusieurs membres du Conseil mondial du diamant, dont l’actuel vice-président de cette organisation internationale.

Devant le Conseil, Louis Watum a présenté les grandes lignes du business plan ainsi que les avantages attendus de cette collaboration. L’ambition est notamment de permettre à la RDC de conserver une part plus importante de la valeur générée par ses ressources diamantifères grâce à l’internalisation des activités de transformation, de taille, de polissage et de commercialisation internationale.

Cette approche rompt avec un modèle longtemps dominé par l’exportation de matières premières brutes, souvent au détriment des bénéfices économiques locaux. En développant les opérations de transformation sur le territoire national, les autorités espèrent accroître les revenus du pays tout en renforçant les compétences techniques dans le secteur.

Le potentiel du projet repose également sur l’abondance des ressources disponibles. D’après les estimations du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC), « les gisements de diamants et de pierres de couleur issus de l’exploitation artisanale, dont l’exploitation remonte à 1936, pourraient encore être exploités pendant au moins cinquante ans ».

Sur le plan fiscal, le gouvernement s’attend à des recettes importantes pour le Trésor public au cours des cinq premières années d’activité de la société. Les retombées devraient également se faire sentir sur le marché de l’emploi.

Le modèle présenté prévoit la création de 30 à 40 emplois directs au sein d’ADEX-RDC-SA, ainsi que de 120 à 150 emplois indirects dans les secteurs connexes. Le partenariat inclut par ailleurs un transfert de technologies avancées et de compétences depuis la Suisse, avec pour objectif de poser les bases d’industries à forte valeur ajoutée, notamment dans la joaillerie et d’autres filières de transformation.

Echos-Ressources 

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